Comment soigner le Syndrome des Ovaires PolyKystiques ou SOPK naturellement ?

équilibre au féminin

Le SOPK ?

Oui le Syndrome des Ovaires PolyKystiques.

Une étiquette qui peut à la fois étonner et demander explications, mais aussi une étiquette qui ouvre enfin des pistes pour en sortir.

Si vous lisez cet article c’est que vous savez de quoi il s’agit ou que vous en avez une petite idée. Vous ne venez pas ici par hasard.

Ce syndrome regroupe toute une liste de symptômes. Le diagnostique est difficile à faire. On peut cité : déséquilibre du cycle menstruel, problème de fertilité, acné, pilosité excessive, diabète de type 2 …

Une fois le diagnostique posé, voici des approches naturelles complémentaires pour retrouver votre équilibre et votre santé.

1- Alimentation en cas de SOPK

L’approche par l’alimentation et surtout la micro-nutrition est issue en partie de mes notes d’une conférence donnée par Fabien Piasco sur le sujet. Je vous invite d’ailleurs à suivre ses différentes parutions pertinentes et pointues et à découvrir (ou partagez l’info !!!) son livre sur l’alimentation anti-endométriose. Fabien Piasco : diététicien, nutritionniste.

En cas de SOPK, une des caractéristiques est le développement d’une insulino-résistance.

L’insuline est l’hormone de stockage et de gestion du sucre. Dans le cas du SOPK comme dans le cas de diabète type 2, les récepteurs reconnaissent mal l’hormone donc pour compenser le pancréas se met à produire plus d’insuline. Quand le taux d’insuline augmente c’est la porte ouverte à la prise de poids et/ou à l’inflammation qui elles même entraînent à leur tour une hausse d’insuline. C’est un cercle vicieux qu’il faut éviter d’entretenir. On peut agir par l’alimentation en redonnant de la sensibilité aux récepteurs : en levant la résistance à l’insuline. Un ré-équilibrage alimentaire, la perte de poids si nécessaire et la rectification des carences permettent de grandement améliorer la situation. Cette approche doit être suivie sans écart et pour le côté micro-nutition je vous invite à vous faire suivre par un.e professionnel.le en capacité de vous prescrire les bons dosages.

L’alimentation de piètre qualité, ultra-transformée et industrielle, à index glycémique élevé déséquilibre le terrain général et amène l’insulino-résistance à s’installer. L’approche en cas de SOPK va donc amener la personne à revisiter son alimentation mais elle va encore plus loin dans les préconisations.

  • Baisse de l’apport en calories (si perte de poids nécessaire)
  • Diminution des glucides simples et complexes
  • Apport de protéines et de graisses de bonne qualité
  • Augmentation des fibres

Concrètement ça ressemble à quoi ?

Diminuer les féculents (riz, pâtes, ..), préférer les céréales complètes, consommer des légumineuses (pois chiches, lentilles, ..). Les légumineuses apportent moins d’amidon (sucre complexe) et au contraire plus de protéines et de fibres. Continuer à consommer des féculents mais de meilleure qualité et en petites quantités.

A bannir : boissons sucrées, jus de fruit, sodas, sirops, gâteaux, viennoiseries, le sucre ajouté, le miel.

Si vous avez une envie de sucré (c’est un signal de sérotonine basse et souvent on a envie de compenser par une douceur pour se sentir contentée) au lieu de prendre quelques choses dans la liste ci dessus, préférer augmenter votre portion de protéines lors des repas, amener des graisses de qualité (on en reparle après) et beaucoup de légumes. Cela stabilisera votre glycémie.

Exception pour ce qui est du sucré, on garde les fruits, mangés entier à la croque avec leur fibre. Pensez aux fruits rouges si vous aimez, ils sont gorgés d’anti-oxydants.

Enlever les produits laitiers. Pas d’inquiétude, vous trouverez votre dose de calcium dans les légumes et surtout vous éviterez à la fois le lactose (et oui encore un sucre!) et le côté inflammatoire maintenant mieux connus des produits laitiers.

Niveau « gras », éliminer les produits frits, les gras saturés et trans que l’on retrouve dans les huiles de mauvaise qualité, la charcuterie, les plats préparés, …

Bref, miser sur l’avocat, l’huile d’olive (première pression à froid bio), les amandes et les oléagineux en général, les œufs, les poissons gras tels que maquereaux, saumon, sardines pour les Omégas 3 !

Bon, là vous allez me dire, c’est tout de même rude !

Oui, ça peut être un plus ou moins grand changement. Aborder le progressivement, d’abord en changeant la qualité de ce que vous avez l’habitude de consommer (passer du riz blanc au riz demi-complet puis complet) puis en augmentant progressivement votre portion de légumes et en diminuant les glucides.

Les premiers pas demandent des efforts. Alors souvenez-vous POURQUOI vous faites tous ces changements. Puis les premiers résultats vous permettront de soutenir vos nouvelles habitudes.

Votre santé est capitale.

Petite précision : le chocolat 70%, on garde, faut pas déconner !

2- Micro-nutrition en cas de SOPK

Niveau micro-nutrition maintenant, voici des bases en cas de SOPK (parler-en à votre thérapeute) :

  • Chrome
  • extrait de Cannelle (penser à cuisine avec des épices hypoglycémiantes telles que cannelle, gingembre, curcuma, curry, fénugrec)
  • vitamine D (dosage sanguin à faire pour contrôler quelle remonte bien, contrôler également le taux de Rétinol A)
  • Myo inositol
  • Berbérine (issue de l’épine vinette, 900 à 1000mg en 3 prises par jour)
  • Magnésium
  • Oméga 3 : apport par l’huile de calanus par exemple
  • Probiotique, si le microbiote est altéré alors c’est un facteur d’inflammation supplémentaire pour entretenir l’insulino-résistance.

3- Pratique corporelle et énergétique en cas de SOPK

Autre approche, idéalement complémentaire à une révision de l’alimentation : la pratique du Yoga Hormonal.

En cas de SOPK, cette pratique va bénéficier de variantes qui permettent de tenir compte de cette tendance à la résistance à l’insuline. Aux exercices qui équilibrent déjà l’Hypophyse, la Thyroïde, les Ovaires et les Surrénales, on va également s’occuper du Foie et du Pancréas.

Pour plus de précisions sur le fonctionnement, les bénéfices du Yoga Hormonal, je vous invite à lire l’article (ou écouter) ” Qu’est ce que le Yoga Hormonal ? “

Je propose ce Yoga avec un suivi individuel dans le programme ” J’équilibre mon cycle “.

Également possible, si vous souhaitez un accompagnement plus soutenu, le ” sur-mesure “ qui intègre la pratique de ce Yoga spécifique et la révision alimentaire.

Le SOPK, on peut s’en sortir !

Utilisez ces informations, mettez en place les changements, demandez conseils, faites vous accompagner.

Ces approches naturelles ré-équilibrerons votre terrain, gommeront le syndrome et vous remettrons sur le chemin de la santé et de la vitalité.

Si vous voulez compléter cet article par vos expériences concluantes en matière de SOPK, elles sont les bienvenues en commentaire. D’autres femmes peuvent en avoir besoin.

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