Comment retrouver des règles normales après l’arrêt de la pilule ?

équilibre au féminin

Euh … Pourquoi cette question ?

Certaines femmes remercient que la pilule existe pour leur épargner les douleurs des règles. Alors que d’autres ne la supportent pas ; maux de tête, … D’autres l’ont prise pendant plusieurs années en tant que contraception. Il y en a qui ont apprécié ne plus avoir de cycle avec des pilules « en continu ». La pilule : ses avantages et ses inconvénients ont de quoi remplir des discussions entières. Le choix appartient à chacune et à chaque couple.

Quand les femmes viennent me consulter, c’est parce qu’elles sont sur le point d’arrêter ou qu’elles ont arrêtés la pilule. Ça peut être suite à un choix de changement de contraception ou une décision de ne plus prendre d’hormones de synthèse ou pour un projet bébé…

Comment se passe la transition ?

1- Le “non-cycle” sous pilule

C’est la partie un peu rude. L’envers du décor.

On est sous pilule, celle avec laquelle on a encore « des règles » et puis on est un métronome : 28 jours ! Yes !

Que se passe-t-il en interne ?

Quand je prends la pilule, chaque jour, mon corps voit arriver des hormones de synthèse (Progestérone, Oestrogènes), c’est cool y a de quoi faire, le corps les prend et les met dans la boucle de la gestion interne. Bon, je le dis carrément, il se fait berner.

L’hypophyse en grand chef d’orchestre reçoit l’info du taux d’hormones, ok, pas besoin de dire aux ovaires de travailler plus, les ovaires sont mis au chômage.

Puis arrêt de la plaquette de pilules pour quelques jours … plus assez de progestérone pour maintenir la muqueuse, cela provoque des saignements.

Il n’y a pas eu d’ovulation, ce ne sont que des saignements et pas de vraies règles. Les vraies règles résultent de la variation hormonale naturelle suite à la délivrance d’un ovule non fécondé qui ne s’est pas installé…

Ce n’est pas un vrai cycle, ce n’est pas un cycle naturel et le ressenti de la femme n’est pas le même.

Au moment de l’arrêt total de la pilule, le changement va être physiologique et psychique. Pour toute une partie des femmes, le corps va se remobiliser pour produire à nouveau ce dont il a besoin pour assumer son rôle dès l’arrêt de contraceptif ou voir quelques mois après et de manière régulière. Pour d’autres, la « machine » ne reprendra pas sa fonction sans aide extérieure…ou alors de manière chaotique. Dans un cas comme dans l’autre, l’aspect psychologique va prendre une grande place.

L’occasion, peut-être, d’ouvrir un chemin vers soi, en cultivant une nouvelle relation au cycle et à sa féminité.

2- La relation à son cycle menstruel

Nous les femmes, nos transmissions, nos initiations passent par le vécu interne de cette physiologie. Les premières règles, le rythme des cycles, la grossesse, la ménopause sont autant de rites de passage intégrés au corps de la femme.

On hérite d’un paquet, d’un bagage plus ou moins chargé de petits trésors et/ou d’horreurs de la part de notre lignée et puis de notre culture, de notre environnement, de la société. Cela explique la relation plus ou moins facile que l’on peut tisser avec son cycle. Et puis il y a tout ce que l’on va choisir dans notre vie qui va impacter notre cycle.

Vivre son cycle sans pilule ni apport d’hormones de synthèse va nous confronter à où nous en sommes en tant que femme dans cette incarnation. Faire le tri et la paix avec ce qui ne nous appartient pas tout en acceptant que cela fait de nous ce que nous sommes jusqu’à maintenant. Puis décider de choisir et de construire en conscience une relation à son cycle telle la relation à soi-même avec Amour. Il peut être utile de faire appel à des thérapies conventionnelles ou non pour se libérer, dans le cas de trauma par exemple. Et dans tous les cas, il me semble indispensable de travailler via son corps comme je vais vous en parler maintenant.

3- Les pratiques pour accompagner son cycle menstruel

Choisir un outil, quelque chose de pratico-pratique qui va nous permettre de revisiter les liens corps-coeur-tête.

Ces pratiques nous plongent dans notre relation à notre cycle et à nous même. Elles nous permettent de mieux nous connaître, elles sont une voie de résilience et d’empuissancement.

La symptothermie

C’est une méthode d’observation de plusieurs paramètres physiologiques qui permet de connaître notre cycle de manière très détaillé. On relève sa température et l’état de sa glaire cervicale, on peut y ajouter d’autres observations soit physiologiques ou émotionnelles/mentales.

Cette méthode permet de connaître les variations de son cycle, quand on ovule, à quel moment se situent nos phases fertiles et infertiles. Par conséquent, ces informations peuvent servir pour la conception ou au contraire pour l’éviter.

Si l’on souhaite être plus en lien avec son cycle, cette méthode est fantastique.

Elle est aussi un outil précieux pour la relation de couple. Communiquer ses observations, ressentis à votre compagnon lui permettra de mieux comprendre votre fonctionnement. Vous développez une nouvelle facette de votre relation intime.

Les pratiques corporelles

Je pense à toutes les pratiques qui passent par le corps pour prendre conscience : Yoga, Qi Gong, …

Ces pratiques vous accompagneront pour mieux vous connaître de manière générale et aussi à travers votre cycle. En supplément, ces pratiques ont un effet ré-équilibrant global.

Si vos règles ne reviennent pas après l’arrêt de la pilule ou bien que vos cycles sont chaotiques, ces pratiques offriront un espace à votre physiologie pour se ré-équilibrer, ne serait-ce que par l’abaissement de votre niveau de stress pendant ces séances.

Les disciplines du yoga et du tao ont des pratiques dédiées aux femmes. Vers elles vous trouverez des ressources pour retrouver de l’harmonie.

A ce sujet, découvrez l’article « Qu’est ce que le Yoga Hormonal ? »

Ces pratiques corporelles sont comme des cadeaux que l’on s’offre.

Vous l’aurez compris, il me semble incontournable pour la femme qui arrête la pilule d’aller explorer ou ré-explorer sa relation avec son cycle. Cette démarche pourra suffire dans la majorité des cas. Pour les femmes qui auront des symptômes importants ou bien dont les règles tardent à revenir, le chemin demandera plus d’implication, avec un accompagnement. Avec beaucoup d’Amour, vous trouverez votre chemin.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *