Comment bien vivre son passage à la ménopause ?

Pour toute une partie des femmes sur terre, le passage à la ménopause est bien vécu. Cette phase de la vie de la femme est bien intégrée autant au niveau symbolique, culturelle que purement physiologique. Elle représente une continuité dans la vie de la femme et un accès à la sagesse. Le corps se met à fonctionner différemment, ça fait partie du processus de la vie. Néanmoins, pour une autre partie, et plus spécifiquement depuis l’ère dite moderne et en occident, ce passage semble plus assimilé à un « problème » voir à une « maladie ».

Effectivement, de nombreuses femmes vont développer des symptômes gênants voir carrément invalidant. En cause, hors maladie spécifique : de nombreux changements depuis 50 ans et plus dans la vie des femmes : la sédentarité et le manque de mobilisation du bassin entraînant une stagnation des différents fluides (et aussi au niveau énergétique) ou au contraire l’excès d’exercice physique, le stress qui s’accumule avec les années et qui grignote au passage la production des hormones féminines nécessaires au bon fonctionnement, une mauvaise alimentation, la consommation excessive d’alcool, de café ou autres stimulants, les différentes pollutions … Et si on y regardait d’un peu plus près ?

1- le changement de fonctionnement hormonal à la ménopause

L’âge moyen de ce passage se situe vers 50 ans. Chez la plupart des femmes, on observe un glissement progressif vers ce nouveau fonctionnement des hormones qui s’étale sur plusieurs années. Ces années peuvent être chaotiques au niveau du cycle menstruel et voient l’apparition de manifestations tels que bouffées de chaleur, sécheresse de la peau et des muqueuses, insomnies, raideurs et douleurs articulaires …

Tout comme l’installation du cycle menstruel à la puberté, le corps met en place un nouveau fonctionnement hormonal. Tant que la femme a des cycles, Hypophyse, Thyroïde et Ovaires travaillent ensemble à assurer les cycles. Une fois la ménopause constatée, c’est à dire une année sans règles, on considère que le système à complètement basculé. La femme ménopausée est « hypophysaire ». L’hypophyse, tel un chef d’orchestre, fait taire la musique du cycle menstruel et arrête les productions hormonales associées. Les ovaires se mettent en dormance et du même coup leur production d’hormones dites féminines telles que œstrogènes, progestérone s’arrêtent.

A savoir, les œstrogènes majoritairement produites par les ovaires permettent de :

maintenir des formes féminines (poitrine..), la jeunesse de la peau, des cheveux et des ongles

augmenter la libido

améliorer l’équilibre émotionnel

maintenir certaines activités mentales telles que la mémoire et le raisonnement

maintenir la densité osseuse.

Une fois ménopausée, il reste une petite production d’un type différent d’œstrogènes par les surrénales. Elles assurent à minima plus ou moins suivant les femmes leur confort de vie.

Arrivée à l’heure de la transition vers ce nouveau fonctionnement endocrinien, suivant le vécu des cycles passés, la transition se fera de manière plus ou moins aisée. Si le système hormonal et le système nerveux n’ont pas été ménagés voir carrément sur-sollicités alors la transition va demander plus d’attention pour être bien vécue.

Voici 2 pistes à expérimenter.

2- Accompagner le passage à la ménopause en modifiant son alimentation

Le yoga nous enseigne, souvent images à l’appui des grandes règles de vie pour maintenir l’harmonie. A la ménopause, vive les feuilles vertes, l’alimentation s’allège et la sagesse prend place.

Plus le corps avance en âge, plus il a été éprouvé par les expériences de la vie. Il peut être encrassé aussi. Il est alors logique de ne pas en rajouter avec une alimentation non appropriée : le tout cuit et recuit ou archi-transformé qui apporte certes des calories mais peu voir pas de vitalité. On va alors privilégier une alimentation riche en crudités et légumes (pas trop cuit) qui apportent des éléments d’entretiens du corps tel que les minéraux pour neutraliser l’acidification. Diminuer les glucides, les farineux qui encrassent la machine. Dans cette logique, on pourrait être tenté par diminuer les protéines, à quoi bon consommer des blocs de construction du corps arrivée à cet âge ? Et bien, ne faites pas l’impasse, le corps a besoin de protéines pour maintenir la masse osseuse et diminuer les risques d’ostéoporose. Au niveau des lipides, ils restent nécessaires au bon fonctionnement du corps et du cerveau et bien évidemment les choisir de qualité : huiles de première pression à froid bio, ne chauffer que les huiles qui le supportent, consommer noix et oléagineux.

Choisir des aliments le moins transformés possible, penser à varier ses apports, végétaliser l’assiette et privilégier les aliments vivants : crus, germés, lacto-fermentés…

Penser aux complémentations si nécessaire, je pense particulièrement à la vitamine D. Ici en Europe du nord, la quasi totalité de la population est en déficit alors qu’elle est primordiale pour vos os, votre immunité, … N’hésitez pas à vous faire accompagner sur ces sujets, à augmenter vos connaissances en la matière.

3- Accompagner le passage à la ménopause par la mobilisation physique et énergétique

Si l’habitude n’a pas été prise avant : entretenir la « mécanique » du corps par des mobilisations physiques journalières douces (marche, gym, vélo, …) devient fortement recommandé. Il n’est pas question de se mettre au sport si on n’a jamais eu le profil d’une sportive (et de se décourager aussi vite). Les mobilisations les plus simples telles que la marche et le vélo apportent énormément de bienfaits, les pratiquer dans la nature c’est encore mieux. Ces activités vont permettre une meilleure oxygénation des cellules par l’entretien du cœur, de la circulation générale, le nettoyage de la lymphe… Le mouvement c’est la vie, alors bougeons.

Vous pouvez aussi compléter par le yoga, le Qi Gong, ….

Par exemple, la pratique que je propose dans le programme : “J’accueille la ménopause avec sérénité” est spécifiquement formulée pour soutenir la production d’hormones, entraîner le système nerveux à mieux gérer le stress et du coup permettre de se sentir en pleine forme, le mental clair et les émotions fluides. Cette pratique utilise des sollicitations physiques douces et aussi dynamiques, des visualisations, des respirations spécifiques. Tous ces aspects concourent au maintient de la santé globale.

En combinant ces 2 pistes: Alimentation et Mouvement, vous vous assurerez aussi d’améliorer votre état psychique. Un esprit sain dans un corps sain dit-on.

En conclusion, prendre soin de soi est d’autant plus nécessaire pour vivre au mieux cette transition et les années qui suivent. Faites le bilan d’où vous en êtes maintenant.

Niveau physique : est ce que je respecte mon corps ? Est ce que je lui en demande trop ou trop peu ? Est ce que je l’entretien assez ?

Niveau mental : est ce que j’ai trouvé la pratique qui me va pour me libérer l’esprit ?

Niveau émotionnel : où est ce que j’en suis ? Est ce que j’ai trouvé mes solutions pour traverser les émotions qui se présentent dans ma vie ?

Et si je reconnais le besoin de me faire aider, comment puis-je me faire accompagner (de manière générale ou spécifique) ? Par qui, quand ?

Qu’est ce que je peux commencer à mettre en place de manière simple, tout de suite pour améliorer l’un de ces aspects ?

Partager en commentaire vos réponses et les solutions que vous avez trouvé, elles pourront inspirer d’autres femmes.

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